~~ Bienvenue ~~




Minna-san Yokoso!!!!!


Bienvenue dans mon humble demeure. Enfin... L'humble demeure de mes fics.

Après Pikachu le pokémon, je vous présente Ficaschu le skyblog. Oui je l'admet c'est un très mauvais jeu de mots, mais on fait ce qu'on peut. Et puis moi je trouve que ça sonne bien non? Fic: parce que c'est ce que vous trouverez ici, et "aschu" parce qu'elles sont à moi Schu, votre hôte XD

Bref, j'aime lire des fanfics et depuis peu j'aime en écrire. Donc je me suis décidée à les poster sur un blog qui leur est entièrement consacré (lol on dirait que je parle d'une personne). Certains personnages sont évidemment fictifs, mais en bonnes "fanfics" qu'elles sont, la plupart des personnages sont des personnes existantes et connues, mais par dessus tout des Japonais. Vous retrouverez donc des Johnny's (en grande majorité d'ailleurs) et autres acteurs ou actrices du pays du soleil levant.

Je tiens également à préciser qu'en aucun cas je ne me prends pour un "auteur", je me contente d'écrire des petites histoires qui peuvent plaire comme déplaire. Aussi j'accepte toute forme de critiques (elles permettent d'avancer) tant qu'elles sont constructives. Alors ne vous gênez surtout pas pour me faire savoir si ce que vous lisez vous déplait ou si vous trouvez que quelque chose cloche, hein.
De la même manière, n'hésitez pas à me le faire savoir si vous aimez et que vous vous dites que je suis un génie *pique ses chevilles pour les faire dégonfler* . Je plaisante, évidemment! XD

Sur ce, merci par avance de la visite et bonne lecture *joint ses mains pour prier pour que ses fics plaisent*

Schuket



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SOMMAIRE •°*”˜*
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Le Jeu du Chat et de la Souris (Terminée) ---> p.1 à 3
Dans la peau de... O.S ---> p.3 à 4 ou ici
KAMT-TUN: Le Harem? O.S ---> p.4 ou ici
Dans la Boîte O.S ---> p.5 ou ici
Les yeux fermés (Terminée) ---> p.5 à 12 ou ici
Foudroyé O.S ---> p.13 ou ici
D'amour & d'amitié (Terminée) ---> p.13 ou ici
Memories: Morceaux choisis (Terminée) ---> p.14 ou ici
L'exorcisme (O.S) ---> p. 27 ou ici

Sa Mission (O.S BàI) ---> p.18 ou ici
La Belle est La Bête (BàI) ---> p.24 ou ici
筱ブラザー (O.S BàI) ---> p.25 ou ici
Funny or not funny? (O.S BàI) ---> p.26 ou ici
Elle ou moi! (O.S BàI) ---> p.27 ou ici
Coup pour coup (BàI) ---> p.27 ou ici


Mon chouchou chéri d'amour que j'aime!!! Moo Yeol (aka Lee Min Ki) ou The Adorkable par excellence!
~~ Bienvenue ~~

# Online seit Dienstag, 03. März, 2009 um 13:17

Geändert am Sonntag, 29. November, 2009 um 10:47

~~ Le Jeu du Chat et de la Souris - Présentation ~~


Coucou tout le monde!



Voilà la première fic! Mais avant tout, je requiert votre indulgence, ne? Parce que c'était ma toute toute première alors Onegai ne soyez pas trop sévères avec moi.

Alors oui, elle est un peu courte et les chapitres le sont également, surtout le dernier, mais je suis encore novice dans le domaine et j'espère pouvoir m'améliorer.
Par ailleurs, depuis quelques semaines, j'en écrit une autre qui sera bieeeeeeen plus longue que celle-ci. Je pense que je ne devrais plus trop tarder à la poster, mais j'aimerais d'abord l'avancer un peu plus.

Bref, le but de cet article n'était pas de vanter les mérites de ma prochaine fic, mais bel et bien de vous présenter "Le Jeu du Chat et de la Souris" dont les personnages principaux sont Sophie (tout droit sortie de mon imagination) et Akanishi Jin (tout droit sorti de la JE pour mon plus grand bonheur XD). Je prends toutes les critiques tant qu'elles sont constructives. Et puis les compliments aussi XD alors ne vous gênez surtout pas pour en faire (constructifs ou pas). Non, je plaisante, je plaisante, mais je serre quand même les fesses... Et je ne prétends en aucun cas être un grand auteur ou quoi que ce soit dans le genre.

En tout cas un grand merci à toutes celles qui prendront le temps de la lire et de me donner leur avis! Et puis j'en profite pour faire un coucou et remercier encore mille fois la personne qui m'a permis de la publier en premier et m'a donné confiance: si tu passes par ici, Hontou ni Arigatou Mila-chan!!! Daisuki!


Bisous à toutes (et à tous?).

Schuket


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# Online seit Dienstag, 03. März, 2009 um 13:35

Geändert am Montag, 04. Mai, 2009 um 01:54

~~ Le Jeu du Chat et de la Souris - Chapitre I ~~

CHAPITRE I



« Non mais c'est pas possible! J'en ai marre! Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça? »
Seule dans le bureau du petit magazine pour lequel elle travaillait, Sophie pestait. Elle était dans un état d'énervement indescriptible. À la limite de la crise de nerf, elle tentait tant bien que mal de se calmer en se disant que dans quelques minutes elle allait retrouver Caroline autour d'un bon café. Ainsi, avec de grands gestes brusques et saccadés, elle termina de mettre son bureau en ordre et ramassa ses affaires pour enfin quitter le bâtiment situé en plein c½ur de Paris.

- Wesh ma s½ur!
- Il faut qu'on arrête avec ces habitudes de gamines, rétorqua Sophie en guise de bonjour
- Ouh la! La bonne humeur règne à ce que je vois. Que t'arrive-t-il?
- Tu es sûre de vouloir savoir? Parce que si je commence, on en a pour la nuit.
- Dis moi, je t'écoute, je n'ai rien de prévu.

Mais Sophie ne savait pas par où commencer; cette semaine avait vraiment été désastreuse. Elle entreprit alors de raconter le plus calmement possible son histoire, mais se retrouva bientôt en larmes à expliquer dans un flot ininterrompu de paroles la semaine horrible qu'elle venait de passer: sa séparation plus que violente d'avec Pierre qui l'avait trompée avec une collègue, son engueulade avec leur père, son accrochage en voiture et, cerise sur le gâteau, son rédacteur en chef qui la réprimande et l'envoie sur un sujet pourri.

- Non mais tu te rends compte? MONSIEUR n'est pas content et décide de m'envoyer à l'autre bout de la planète pour son sujet débile! Je n'ai plus 14 ans! Aller voir des crétins bodybuildés chanter des niaiseries et se trémousser, j'ai passé l'âge merci. Le tout pour 10 lignes dans la fabuleuse rubrique « tendance étranger » s'il te plaît! Je ne me rappelle déjà plus du nom de ce maudit groupe...
- Tu es censée partir quand? Finit par couper Caroline.

Sophie reprit son souffle, cela faisait déjà une heure qu'elle parlait sans s'arrêter. Elle s'était contenue depuis si longtemps qu'une fois lancée, elle n'avait plus pu mettre fin à son monologue.

- Dans 3 heures, répondit elle en s'essuyant les joues
- D'accord, alors tu arrêtes de pleurnicher, tu rentres chez toi et tu prépares tes affaires.

Certes, Caroline était brutale, mais elle connaissait surtout très bien sa s½ur. Sophie était en général d'un naturel plutôt enjoué et énergique. C'était une jeune femme indépendante de 24 ans qui se laissait rarement marcher sur les pieds et n'avait pas l'habitude de mâcher ses mots, ce qui lui avait parfois joué des tours. Mais elle savait également être agréable et à l'écoute lorsqu'il le fallait, et avait une fâcheuse tendance à ne pas savoir dire "non"; c'était d'ailleurs le motif de sa dispute avec son père.

De plus, il lui arrivait rarement de déprimer, et il lui en fallait beaucoup pour qu'elle se laisse abattre de la sorte. Mais lorsque cela lui arrivait, ce n'était pas une petite déprime comme tout le monde peut en avoir, elle sombrait complètement. Ainsi, Caroline savait que si elle ne la secouait pas, Sophie se terrerait chez elle pour pleurer à coup sûr, et comme cela c'était déjà produit 4 ans auparavant, il lui faudrait 3 mois pour remettre le nez dehors. Elle avait définitivement besoin d'être secouée.

- Allez, tu y vas et tu te prépares, insista-t-elle.

Sophie resta déconcertée quelques secondes, mais en fait elle n'était pas surprise. Sa s½ur savait comment l'aider. Maintenant qu'elle l'avait laissée pleurer et se plaindre, elle l'empêchait de s'apitoyer sur son sort.

- Tu m'énerves, râla Sophie en lançant son sac à main sur son épaule.
- Je sais. Mais tu m'aimes quand même.
- Mmmh, grogna-t-elle.
- Wesh ma s½ur! lui sourit Caroline
- Il faut vraiment arrêter avec ces bêtises!
Caroline serra sa s½ur dans ses bras et la regarda s'éloigner d'un pas bien plus décidé qu'à son arrivée.


* * *


Après un long voyage durant lequel elle n'avait pas fermé l'½il, Sophie était enfin arrivée à l'aéroport de Tokyo. Mais, dans le hall, elle ne criait pas, elle beuglait littéralement, se moquant bien des "qu'en dira-t-on". Ces imbéciles avaient perdu sa valise!

- Vous vous moquez de moi? Je viens de faire plus de 12 heures d'avion, je voudrais aller me reposer maintenant!
- Nous sommes vraiment désolés mademoiselle. Nous ferons tout notre possible pour retrouver vos bagages et vous les restituer rapidement.

Tandis que l'hôtesse continuait de s'excuser et de lui faire mille courbettes, Sophie tourna les talons et après avoir été s'acheter le nécessaire pour pouvoir enfin se changer, elle prit un taxi en direction de son hôtel.
Alors que Caro lui avait remonté le moral la veille, elle se sentait à présent de plus en plus mal. Qu'allait il encore lui arriver? La crise de nerf était plus proche que jamais. Mais pour l'instant elle avait simplement besoin de se laver, se changer et récupérer un peu de sommeil.
C'était sans compter sur ses pensées qui ne cessèrent de fuser et de s'entrechoquer tout l'après-midi: Pierre, son père, l'assurance pour la voiture... Et, seul point positif, ses bagages qui avaient fini par être retrouvés et lui avaient été restitués.
Ce fichu concert était dans à peine 2 heures, et elle était épuisée, marquée physiquement par cette semaine et se traînait une migraine épouvantable.
Sophie se planta devant le miroir de la salle de bain, contempla son visage cerné et se sourit. « Allez ma grande, tu es plus forte que ça! » s'encouragea-t-elle à voix haute. Deux cachets et un coup de maquillage plus tard, elle était déjà plus présentable. « C'est parti ».


*


En plein c½ur de Tokyo, devant l'immense salle dans laquelle le concert allait se tenir, Sophie fit un petit bilan: elle avait ses fiches, l'appareil photo prêté par le magazine, sa carte de presse, son bloc note et son stylo. Elle avait pensé, durant le vol, à apprendre les marques de politesse et quelques formules de base en japonais. Elle était prête. Non pas que ce soit, à son sens, le reportage du siècle, mais elle se devait de faire preuve d'un minimum de professionnalisme.

Malgré les cachets, son mal de tête avait inlassablement persisté voire même empiré. Et les cris stridents de la foule, en grande majorité féminine, ne l'aidaient pas vraiment. En tout cas, force était d'admettre que ces garçons (pas si bodybuildés que cela selon les photos) avaient du succès auprès de leurs compatriotes; la salle de concert contenait des milliers de jeunes filles plus excitées les unes que les autres.

Soudain, Sophie se rendit compte qu'elle souriait légèrement. Elle avait le sentiment de se revoir 10 ans plus tôt quand elle aussi chassait la moindre photo et la moindre interview de son boys band préféré. Et elle souriait. Certes la douleur n'avait pas disparu, mais le simple fait de sourire ne serait-ce qu'un peu lui fit beaucoup de bien.
Puis, la sortant de sa rêverie, le noir tomba brusquement sur la salle et la foule dont les cris redoublèrent d'intensité. Aucun doute: le spectacle commençait.


# Online seit Dienstag, 03. März, 2009 um 14:18

Geändert am Donnerstag, 05. März, 2009 um 08:03

~~ Le Jeu du Chat et de la Souris - Chapitre II ~~

CHAPITRE II



Après 2 heures de cris, de musique et de costumes multicolores en tous genres, Sophie avait récolté quelques notes pour son "article" et était fixée quant aux questions qu 'elle allait poser à ces joyeux lurons.
Elle devait bien avouer que, faute d'avoir fait disparaître tous ses maux, ces garçons avaient réussi à la divertir un peu, ce qui n'était pas un luxe.
Alors que la salle se vidait lentement, Sophie parvint avec difficultés à rejoindre l'entrée des coulisses ou elle dû montrer patte blanche à un gorille chargé de la sécurité. Une fois la masse de muscle ambulante amadouée, elle entra et attendit qu'on lui dise quoi faire. Un homme d'une quarantaine d'années s'approcha alors d'elle et lui expliqua dans un anglais correct qu'il serait son interprète puisque les artistes ne parlaient pas tous anglais. Il lui fit ensuite signe de le suivre et ils entrèrent dans une pièce très éclairée et bien plus calme que le reste des coulisses.

Assis sur des canapés, les 6 jeunes hommes étaient restés dans leur dernière tenue de scène. Ils étaient tous occupés à boire, s'éponger le visage et chahuter quand l'interprète les interrompit pour leur rappeler qu'ils avaient une interview à donner. Sophie s'avança alors vers eux et, dans un Japonais pitoyable, elle tenta de se présenter brièvement. Puis elle reprit en anglais laissant à l'interprète le soin de faire son travail.

- Je suis une journaliste Française, et je suis venue pour faire un article sur votre groupe pour un magazine français.

Tous esquissèrent un sourire, et l'un d'entre eux prit la parole dans un anglais approximatif mais compréhensible.

- Nous sommes connus en France?

Sophie jeta un coup d'½il discret à ses fiches pour être sûre de ne pas se tromper.

- A vrai dire, Kamenashi-san, pas beaucoup mais il semblerait que vous ayez quelques fans.
- Dont vous ne faites pas partie visiblement, dit un autre des garçons dans un anglais bien meilleur que le précédent. Vous avez eu du mal à retenir nos noms, n'est-ce pas?

Mince! Il avait dû la voir regarder ses fiches. "Autant être honnête" pensa-t-elle, "après tout je suis une journaliste pas une groupie".

- En effet, je ne suis pas une fan. Hier encore je ne vous connaissais pas en fait. Mais à présent c'est différent, je sais qui vous êtes et je connais évidemment vos noms. D'ailleurs c'est la première question que je voulais vous poser: le nom du groupe KAT-TUN, qui en a eu l'idée? Car si je ne me trompe pas chaque lettre est l'initiale d'un membre c'est bien ça?
- C'est ça... répondit Akanishi Jin d'un air ennuyé.
- Ça a dû vous donner du travail de nous étudier en si peu de temps, ricana Nakamaru Yuichi
- C'est mon travail, donc c'est normal. Donc, en ce qui concerne le nom du groupe? Qui a eu cette...
- Ça ne m'intéresse pas, la coupa froidement Akanishi-san. J'ai mieux à faire que de répondre à une idiote qui sait tout juste qui nous sommes.

Il la regarda fixement quelques secondes et se leva, décidé à partir. Mais elle n'avait pas terminé: « Matte! Matte! Wait! Atten... ». Les trois langues se bousculaient, elle ne pouvait plus réfléchir. Les néons, la fatigue, sa tête, ce petit prétentieux... C'en était trop... Elle lâchait prise...


*


Quel boucan infernal. « Arrêtez s'il vous plaît. Taisez vous. » essayait-elle de dire. Mais aucun son ne sortait de sa bouche, elle arrivait tout juste à bouger ses lèvres.
Après de nombreux efforts, elle finit par ouvrir les yeux. Sa vision était un peu floue, mais au dessus d'elle, elle pouvait deviner 3 silhouettes, et elle entendait du monde s'affairer autour d'eux.

- Que s'est il passé? Réussit elle enfin à marmonner

Mais elle eut pour toute réponse une série de « eeeehh? » plus perdus les uns que les autres.

- Que m'est-il arri... Ah oui! Souffla-t-elle, se souvenant maintenant que personne ne pouvait la comprendre si elle parlait Français.

Elle se redressa lentement sur le canapé où elle avait atterrit Dieu seul sait comment, puis reprit en anglais:

- Que s'est il passé?
- Vous êtes tombée dans les pommes, l'informa l'interprète.
- Vous êtes tombée dans mes bras, rectifia une voix hautaine dont elle cherchait le propriétaire. Heureusement que je suis fort, vous auriez pu vous blesser.
- Ah, souffla-t-elle d'un air absent.

Elle essayait de remettre un peu d'ordre dans ses pensées. La dernière chose dont elle se souvenait était ce jeune homme voulant lui fausser compagnie. Elle regarda alors son interlocuteur, contrariée. Ce dernier qui avait noté ce changement s'empressa de se moquer.

- Akanishi Jin, vous vous souvenez? Mais Jin suffira, après tout je vous ai sauvé la vie. Vous pourriez me remercier d'ailleurs.
- Mais je ne vous ai rien demandé! Protesta-t-elle.

Jin éclata de rire, suivi de peu par ses acolytes. L'agacement de la jeune femme semblait beaucoup l'amuser. Mais l'agitation et le brouhaha ambiants cessèrent quasi instantanément lorsque Sophie, sentant une douleur lancinante à la tête, posa ses deux mains sur ses tempes. Jin s'approcha d'elle lui demandant si elle allait bien et eut en retour un "Oui" bien peu convaincant. Il dit alors quelques mots en japonais. "Qu'a-t-il encore bien pu dire de méchant?" pensa Sophie. Mais elle vit l'interprète arriver avec un verre d'eau et une serviette humide, les tendre à Jin qui à son tour les déposa près d'elle. Elle se servit et le remercia surprise et hésitante.

- Vous pouvez rentrer seule? Lui demanda Jin
- Je pense que oui, merci.
- Nous devons partir, vous nous avez déjà mis en retard. A croire que vous avez prémédité de vous évanouir ici, devant nous.
Le sang de Sophie bouillait dans ses veines, encore un mot de travers et elle explosait.
- Vous avez un portable? Demanda l'objet de sa colère
- Oui, répondit elle en désignant vaguement l'appareil qui dépassait de son sac.

Jin l'attrapa, l'ouvrit et se mit à pianoter. Sophie aurait voulu bondir et le lui reprendre, mais elle était tellement surprise qu'elle ne pu que se contenter de faire un « eh! » comme un bébé à qui on aurait prit la sucette. Un autre portable sonna, celui de Jin.

- Qu'est-ce que tu fais? Demanda Kame.
- Je prends son numéro.
- Pour quoi faire? Et tu lui laisses le tien?
- C'est pour être sûr qu'elle est bien rentrée. Je ne voudrais pas qu'on nous accuse de maltraitance.
- Tu sais bien que tu ne peux pas lui laisser ton numéro personnel. Que va dire le manager?
- Il ne pourra rien dire s'il ne le sait pas. Qui va lui répéter? Toi peut-être?
- Idiot!
- Je plaisante, répondit Jin en prenant finalement soin d'effacer son numéro du portable étranger.

Évidemment, Sophie ne comprenait pas un mot de cette conversation en japonais, mais elle s'en moquait tant qu'il se dépêchait de lui rendre son téléphone. Quand il daigna enfin lui rendre, elle le lui arracha des mains, mais il ne s'en formalisa pas du tout.

- Je vous appellerai.
- Pourquoi? Fit-elle en ouvrant de grands yeux
- Pour savoir comment vous allez.
- C'est trop d'honneur...

La petite Française était ironique, cinglante et brutale, mais elle amusait décidément beaucoup Jin qui la gratifia d'un sourire angélique et d'un « à demain » en quittant la pièce avec ses camarades.


~~ Le Jeu du Chat et de la Souris - Chapitre II ~~

# Online seit Dienstag, 03. März, 2009 um 14:24

Geändert am Donnerstag, 05. März, 2009 um 07:11

~~ Le Jeu du Chat et de la Souris - Chapitre III ~~


CHAPITRE III



- Non, je n'ai pas pu la faire!

Depuis plusieurs minutes, Sophie criait, gesticulait et faisait les cents pas dans sa chambre d'hôtel. Elle était au téléphone avec le rédacteur en chef, et se faisait encore passer un savon pur ne pas avoir interviewé le groupe. Elle avait beau essayer de s 'expliquer, il ne voulait rien entendre. Elle en avait assez de se débattre.

- De toutes façons, dès que je suis rentrée je vous donne ma démission. Ça vous va comme ça?!

Elle lui raccrocha au nez, se saisit d'un oreiller et y étouffa un puissant cri de rage. Elle eu à peine le temps de reprendre son souffle que le téléphone sonna à nouveau. Sans même prendre la peine de vérifier le numéro, elle décrocha.

- QUOI!!!!!
- Vous avez l'air d'aller mieux.

Ce n'était pas son rédac' chef visiblement. Cette voix lui disait quelque chose, mais il lui était impossible de se souvenir où elle l'avait déjà entendue. Elle se risqua alors à demander.

- Qui est-ce?
- Akanishi Jin.
- Ah...
- Désolé de vous décevoir, ironisa-t-il en entendant sa réponse.
- Que voulez vous? Dit-elle sèchement.
- Savoir comment vous allez.
- Je vais mieux, je vous remercie. Répondit-elle d'une voix plus douce après s'être rendue compte qu'elle était grossière.
- Bien, je suis soulagé. Vous avez quelque chose de prévu pour aujourd'hui?
- Pourquoi?
- J'avais pensé que nous pourrions terminer l'interview.
- Oh, vous savez ce n'est pas grave, quelqu'un d'autre viendra la faire une autre fois.
- Ah bon? C'est dommage, parce que là je suis dans le hall de votre hôtel.
- Pardon??

Mais que diable faisait-il ici? Elle n'avait aucune envie de le voir, ni lui, ni le groupe. Et puis à quoi bon? Elle venait de rompre oralement son contrat. Un mensonge, vite un mensonge!

- Malheureusement, je ne suis pas à mon hôtel actuellement, reprit-elle.
- Vraiment? Pourtant en vérité je suis devant votre porte et je vous entends parler.
- Hein? Devant ma porte?

Elle devait rêver, c'était la seule possibilité. Elle se pinça bêtement le bras et dû retenir un « Aïe! » en se mettant la main sur la bouche. Pourquoi était-il venu? Comment avait-il su où elle était?
Elle s'approcha de la porte à pas de loup et regarda par le judas: il était bien là! Caché derrière de grosses lunettes et un bonnet, mais c'était lui.

- Je sais que vous êtes derrière la porte. Ouvrez moi s'il vous plaît, on va me voir.

Sophie s'apprêtait à protester mais le vit raccrocher. Elle resta alors la bouche ouverte, l'½il collé à la porte et le téléphone dans la main à se demander quoi faire.

- Si on me reconnaît, je risque d'avoir des problèmes souffla-t-il à travers la porte sachant pertinemment qu'il serait entendu.

Il avait raison, elle devait lui ouvrir. Elle n'en avait vraiment pas envie, mais elle le devait... « Fais chier! » pensa-t-elle. Elle se détestait d'être aussi serviable. Comme son père lui avait si souvent reproché, le proverbe « trop bon, trop con » lui collait définitivement à la peau.
Elle ouvrit la porte et se retrouva face au jeune homme qui lui décrocha (volontairement) son plus beau sourire et lui lança un enjoué « bonjour! » en entrant dans la chambre sans même y avoir été invité. Toujours incrédule, Sophie ferma la porte machinalement et ouvrit la bouche pour parler quand il la coupa.

- Alors, on la fait cette interview?
- Ici? Quoi? Mais c'est le groupe que je devais interroger, pas un seul membre.
- Avec moi ce sera suffisant. Après tout, je suis LA voix du groupe, et puis je saurai répondre à toutes vos questions.
- En voilà une question pour vous: c'est de naissance l'arrogance?

Sa question était évidemment purement rhétorique, elle savait pour avoir travailler sur son profil la veille que le personnage était prétentieux et imbu de lui-même. Mais voyant sa réaction, elle fut prise de remords aussitôt. Il avait tourné la tête et son large sourire avait disparu. Aussi, comme on offre un jouet pour remonter le moral à un enfant que l'on vient de disputer, elle entreprit d'attraper son bloc note et un crayon. Si cela pouvait lui faire plaisir, elle pouvait bien l'interviewer et tout jeter dès son départ.

Mais alors que Sophie allait gentiment lui dire qu'elle voulait bien, elle fut de nouveau interrompue. Son estomac avait décidé de jouer les trouble-fête et gargouillait bruyamment. Elle tenta de se contracter pour faire cesser ce bruit incongru et se mit à grimacer. Akanishi-san, comme elle devait l'appeler, regardait la jeune femme se battre contre elle-même et pouffa alors de rire devant ce spectacle inhabituel. Sophie comprit qu'il se moquait d'elle et s'aperçut ainsi qu'elle avait l'air d'une folle. Cela la fit sourire à son tour.

- Désolée, je n'ai rien mangé depuis hier matin.
- Je vous invite au restaurant!
- Non, je ne peux pas accepter. Et... et les questions?
- Vous me les poserez là bas.
- Non vraiment, je commanderai quelque chose plus tard. Ce n'est pas la peine.
- C'est bon, je connais un petit restaurant pas très loin. Dans 5 minutes, vous pourrez manger.
- C'est très gentil, mais...
- Oh! Et puis je ne vous laisse pas le choix!

En effet, le choix elle ne l'avait pas, il venait de prendre en otage... son sac à main!
Le bonnet enfoncé jusqu'aux sourcils, les lunettes sur le nez et son otage pendu à son bras, Jin avançait d'un pas rapide et décidé. Sophie était forcée de le suivre au pas de course. Elle protestait, râlait, mais rien n'y faisait, il ne ralentissait pas.

- C'est ici. Dit-il en s'arrêtant si net que Sophie n'eut pas le temps de l'éviter.

Elle lui rentra dedans de plein fouet. Il eut le souffle coupé mais ne broncha pas et Sophie se confondit en excuses. Cette dernière réalisa alors qu'en sa présence, même si ce n'était que la deuxième fois qu'elle le rencontrait, elle passait son temps à s'énerver ou à s'excuser. C'était pénible.
Jin entra dans le restaurant, le sac à main sur le bras, adressa quelques mots au serveur et fit signe à Sophie de le suivre. Tous deux s'installèrent à une table à l'abri des regards, et le jeune homme s'empressa de retirer ses accessoires. Sophie ne se privait pas de lui montrer son mécontentement, mais contrairement à elle, il avait l'air de beaucoup s'amuser. Elle avait besoin de faire un bilan: elle était ici à cause de ce tordu qui se moquait d'elle, mais elle ne pouvait rien faire tant qu'il avait ses affaires. Une seule solution s'imposait: il voulait qu'elle mange? Elle allait manger!

- Vous m'invitez bien sûr?
- Euh... oui, répondit Akanishi-san surprit par ce soudain changement.
- Commandez moi ce que vous voulez, je ne comprend rien au menu. Mais prenez en beaucoup.

Il s'exécuta sans rien dire et la regarda dévorer toute cette nourriture qui arrivait. Elle était affamée et avait l'air d'un chien sur un os. Quel spectacle grotesque et amusant à la fois.
Pendant plus d'une heure, pas un mot ne fut échangé. Elle mangeait, ou plutôt se baffrait, et il regardait tout en sirotant son thé. La voyant poser ses baguettes, il osa enfin ouvrir la bouche.

- Vous avez fini? Se moqua-t-il

Il obtint pour toute réponse, un regard foudroyant. « Elle à l'air en colère » riait-il intérieurement.

- Comment vous avez su où me trouver?
- J'ai mes sources, dit-il d'un air mystérieux.
- C'est malin... Voilà! J'ai mangé, maintenant les questions.

Elle lui posa les quelques questions qu'elle avait préparées la veille et Jin répondit patiemment à chacune.

- C'est fini! J'ai tout ce qu'il me faut.

Sophie replia son bloc note, se pencha sur la table et tira son sac contre elle, puis quitta le restaurant en trombes et sans dire un mot. Le jeune homme, d'abord resté pantois, se remit à sourire en attrapant son téléphone.

À mille lieues de penser qu'il l'appellerait de nouveau, Sophie décrocha sans réfléchir.

- Vous pourriez dire merci.
- Oui, ben merci et Sayonara.
- Comment ça, Sayonara? À demain plutôt.
- A demain? A DEMAIN??

Biiip, biiiip... Il avait déjà raccroché.



~~ Le Jeu du Chat et de la Souris - Chapitre III ~~

# Online seit Mittwoch, 04. März, 2009 um 11:00